Pourquoi la souscription à l’assurance dépendance reste-t-elle faible aux États-Unis ?
Notre nouvel article, disponible open access montre que la réponse tient en partie à la mauvaise perception des risques.
Dans l’article intitulé « Misperception, Self-reported Probabilities, and Long-term Care Insurance Take-up in the United States » co-écrit par Thomas Blavet, Bertrand Chopard, Thomas Rapp et Jonathan Sicsic publié dans International Journal of Health Economics and Management, nous analysons comment les anticipations subjectives de survie et de recours aux soins de longue durée influencent la demande d’assurance dépendance.
À partir des données Health and Retirement Study (1996-2018), nous mettons en évidence une forte hétérogénéité :
- Les individus dont les croyances de survie sont cohérentes avec les tables de mortalité souscrivent davantage lorsqu’ils s’attendent à vivre plus longtemps.
- Les individus dont les croyances de survie sont cohérentes avec les tables de mortalité souscrivent davantage lorsqu’ils s’attendent à vivre plus longtemps.
- Ceux qui surestiment leur survie ne réagissent ni aux anticipations de longévité ni à celles d’entrée en maison de retraite, ce qui suggère des difficultés à se projeter dans le futur.
- Ceux qui sous-estiment leur survie souscrivent davantage en fonction de leurs anticipations quant à l’entrée en maison de retraite.
Ces résultats montrent que la mauvaise perception des risques contribue au faible recours à l’assurance dépendance aux États-Unis.
Blavet, T., Chopard, B., Rapp, T. et al. Misperception, self-reported probabilities and long-term care insurance take-up in the United States. Int J Health Econ Manag. 26, 3 (2026). https://doi.org/10.1007/s10754-025-09408-4